|
Dans le cadre de la préparation des Assises Nationales des EDC qui se tiendront les 30, 31 Mars et 1er Avril 2012 à Lyon, les équipes lyonnaises avaient réuni, autour du Président national, Robert Leblanc, et du Président régional Rhône Alpes, Jean- Luc Gambiez, plus d’une soixantaine de dirigeants lyonnais, non membres des EDC.

Conférence de Thierry Magnin, recteur de l'Université Catholique de Lyon
Le but de cette rencontre était de communiquer autour de nos Assises 2012 auprès d’entrepreneurs lyonnais, afin qu’ils se fassent relais de l’événement au sein de la communauté des dirigeants lyonnais, et démultiplient l'appel à ce que ces Assises soient largement ouvertes à l'ensemble des patrons de Lyon, chrétiens ou en sympathie avec les chrétiens, bien au -delà des cercles habituels des EDC.
1) Le père Thierry Magnin, Recteur de la Faculté Catholique de Lyon, nous offrait le privilège d’animer la première partie de la soirée sur le thème :
« L’ETHIQUE D’ENTREPRISE, alibi ou facteur d’Espérance ? »
Cet homme au parcours extraordinaire, puisque ingénieur Ecam, docteur es sciences physiques, docteur en théologie, s’engage en 1985 dans la prêtrise : vicaire général du diocèse de St Etienne (42), il fait ses 1ers pas en tant que conseiller spirituel EDC, et participe activement à l’organisation des Assises régionales de St Etienne en 2003. Patron de plus de 200 thèses, lauréat de l’Académie des sciences en 1991, membre du groupe de recherche de l’Unesco, grand spécialiste national et international de Science et Foi avec plus de 60 publications sur ce thème, le père Magnin dirige aujourd’hui l’Université Catholique de Lyon (budget annuel de 26 m€, 700 salariés -380 ETP).
Dans le contexte économique que nous connaissons actuellement, il pose la question de l’éthique comme facteur d’Espérance, en écho au thème des Assises 2012 « Entreprendre en espérance ».
1.1) Définition : L’éthique en général, et l’éthique d’entreprise
Selon la définition de Michel. Foucault, l’éthique est "Une manière de penser et de sentir, une manière aussi d'agir et de se conduire, qui tout à la fois marque une appartenance et se présente comme une tâche". Appliquée à l’entreprise, l’éthique se définit comme l'art d’éclairer les comportements, en s’appuyant sur un certain nombre de valeurs cooptées :
· promouvoir ces valeurs auprès des membres de l’entreprise,
· prévenir les risques d’illégalité, de corruption, de discrimination, de pollution…les pratiques déloyales, falsifications et abus de pouvoir…
· améliorer l’image de l’entreprise auprès de ses clients et de son personnel,
· accroître l’efficacité, car « l’éthique permet la confiance, qui autorise de dire la vérité, condition du progrès » (Octave Gélinier, 1916-2004).
Une enquête menée par l’APM (Association Progrès du Management) identifie quatre types de valeurs :
· valeurs relationnelles : "humanisme, respect, écoute, adaptabilité, réactivité, solidarité, proximité, esprit d'équipe".
· valeurs entrepreneuriales : "liberté, responsabilité, confiance, esprit d'entreprise, inventivité, initiative, service, enthousiasme, combativité, audace, anticipation, persévérance, excellence ».
· valeurs de conscience : "intégrité, loyauté, équité"..
· valeurs de compétence : "professionnalisme, compétence, qualité, rigueur".
Si la rentabilité et la recherche de profit sont les finalités économiques inhérentes à l’entreprise, la question éthique intervient sur :
· les conditions de leur obtention, pour ceux qui travaillent au sein de l'entreprise
· la répartition équitable des profits
· l’impact sur l’activité économique dans la société
Ainsi, l’éthique rentre t’elle dans le concret de la vie quotidienne de chacun, et innerve chacune de nos actions.
1.2) L’éthique d’entreprise dans la vie du manager, au « quotidien»
L’éthique doit se retrouver dans les actions des managers :
1. savoir déléguer,
2. choisir et recruter ses collaborateurs,
3. gérer les conflits en entreprise,
4. exercer l’autorité, éthique du pouvoir,
5. développer ses capacités d’écoute et d’équité
6. partager de façon équitable la richesse créée, viser la prospérité collective durable plutôt que des satisfactions individuelles, en un mot, faire du profit un levier au service du projet sociétal et humain de l’entreprise.
7. savoir gérer les rapports de l’entreprise avec son environnement, via sa responsabilité sociale et sociétale (environnement, rapports économiques et sociaux avec les pays pauvres…)
|